HR Toolkit


Diversité au travail

Conseils pour un langage inclusif

Le glossaire ci-dessous constitue un point de référence, mais il ne se veut pas exhaustif ni définitif. Le langage et la terminologie adéquate évoluent, parallèlement aux changements qui surviennent dans la culture et dans la société canadiennes. Si le choix des termes appropriés est un objectif vers lequel nous tendons tous, il est également important d’instaurer un climat où règne une communication ouverte et efficace, et où se manifeste la volonté d’apprendre.

Lorsque c’est possible, utiliser les expressions ou les termes préférés de la personne ou du groupe de personnes concernées — les perceptions au sujet du langage respectueux et approprié sont souvent différentes selon à un groupe ou qu’on n’y appartient pas. Étant donné que le langage évolue constamment, en cas d’incertitude, chercher des conseils ou plus d’information. 

En général, les descripteurs qui font référence à des attributs personnels (p. ex., race, sexe, orientation sexuelle,  handicap, âge) mettent trop l’emphase et attirent trop l’attention sur ces caractéristiques. Éviter d’utiliser de tels descripteurs, à moins qu’ils soient pertinents et valables. 

Utiliser Ne pas utiliser

Greg est nouveau dans ce service et il a exprimé son intérêt pour entreprendre ce projet.

Greg, qui est en fauteuil roulant, est nouveau dans ce service et il a exprimé son intérêt pour entreprendre ce projet.


Employés handicapés

  • Utiliser un langage axé sur les personnes plutôt que sur leur handicap.
  • Mettre toujours l’accent sur la personne, non sur son handicap.
  • Utiliser un langage qui souligne les capacités, non les limites.
  • Éviter les termes négatifs ou ayant une valeur subjective, qui exagèrent la gravité d’un handicap.
  • Ne pas étiqueter les gens en fonction de leur handicap.
Utiliser Ne pas utiliser
Personnes handicapées Les handicapés
Employés handicapés
Une personne ayant une paralysie cérébrale
Barbara utilise un fauteuil roulant pour se déplacer Robert est confiné à un fauteuil roulant
Marcy est touchée par l’épilepsie Marcy est affligée par l’épilepsie
Individus touchés par la l'épilepsie l'épilepsie


La plupart du temps, il n’est pas nécessaire de faire référence au handicap d’une personne; lorsque c’est nécessaire, choisir une terminologie acceptable pour le handicap spécifique, ou utiliser le terme que préfère la personne handicapée. Une personne ayant une déficience visuelle peut préférer le terme « aveugle », alors qu’une autre personne peut préférer l’expression « personne malvoyante, ou dont la vue est limitée ». Éviter les termes démodés et dénigrants, tels que « infirmes » ou « physiquement diminués ».

Haut de la page

Race et ethnicité

  • Utiliser une majuscule pour la première lettre des noms qui désignent la nationalité, le peuple et la race : Autochtones, Arabes, Caucasiens, Canadiens français ou Canadiens anglais, Inuits, Juifs, Latins, Asiatiques, Cris.
  • Éviter les références qui attirent trop l’attention sur les origines ethniques ou raciales. Lorsque les références sont valables, il convient de se renseigner sur la terminologie la plus appropriée, ou d’utiliser le terme préféré par la personne ou le groupe de personnes concernées.
  • Lorsqu’il est nécessaire de décrire un ensemble de personnes, le terme « groupe ethnique ou racialisé » est préféré par un nombre grandissant d’organisations, car l’ethnie ou la race font référence à un concept social, et non à cette vaste catégorisation : « autre que blanc ». Les groupes racialisés comprennent des gens qui peuvent être traités de façon différente en raison de leur race, ethnie, langue, religion ou culture.
  • Le terme « minorité » peut conférer le sens de position sociale inférieure, et est souvent relatif à un endroit géographique. Au besoin, le terme « groupe ethnique minoritaire » sera préféré à « groupe minoritaire ». 

Ascendance autochtone

  • Le terme « peuples autochtones » est préféré, car il met l’accent sur la diversité de ces peuples. Les peuples autochtones composent l’ensemble de la population autochtone au Canada : les Premières Nations, les Métis et les Inuits.
  • Le terme « indigènes » est un terme collectif qui désigne les descendants des premiers peuples de l’Amérique du Nord. De plus en plus, on considère que ce terme est démodé.
  • Le terme « membres des Premières Nations » est largement utilisé et a en grande partie remplacé le terme « Indiens ». Le terme « peuples des Premières Nations » fait référence aux Indiens inscrits et non inscrits, et exclut les Métis et les Inuits. Certaines communautés autochtones ont adopté le terme « Première Nation » au lieu de « bande ».
  • Les peuples autochtones proviennent de différentes nations ayant chacune leur langue, leur culture et leurs coutumes; lorsque c’est possible, on ne doit pas faire référence à ces peuples comme à un groupe homogène. Si possible, préciser la nation, la communauté ou la bande. En ce qui a trait au nom des bandes, utiliser la graphie préférée par la bande et qui est employée par le gouvernement fédéral. Le terme « Esquimau » est démodé et a été remplacé par « Inuit ». 
  • Éviter le vocabulaire et l’usage qui confèrent une valeur hiérarchique et qui décrivent les peuples autochtones comme « appartenant » au Canada, ainsi que d’autres usages qui peuvent donner une connotation d’infériorité.
Utiliser Ne pas utiliser

Peuples autochtones au Canada

Peuples autochtones du Canada

Haut de la page

Genre et orientation sexuelle

Préférer les termes et les expressions neutres. En général, il n’est pas nécessaire de préciser le sexe d’une personne pour un rôle particulier, car la plupart des professions peuvent être exercées par un homme ou par une femme. Éviter les termes qui véhiculent des préjugés sexistes concernant une profession. Employer des synonymes ou des termes indiquant un statut égal, et éviter les termes qui sous-entendent l’infériorité d’un sexe par rapport à l’autre. 

Utiliser Ne pas utiliser
Toute personne promue obtiendra une augmentation La femme ou L'homme promu obtiendra une augmentation
Les membres du personnel doivent examiner soigneusement son régime Chaque employé doit examiner soigneusement leur régime
Les conjoints ou partenaires sont invités Invitez votre ami ou votre époux
Nettoyeurs Femmes de ménage
La police Les policiers
Docteurs Médecins et femmes médecins
Le personnel Les employés et employées
Personnel de bureau Filles de bureau

  • Le genre n’est pas une réalité binaire, mais un continuum. Les termes « trans », « transgenres » et « transsexuels » font référence à une identité sexuelle et non à une orientation sexuelle. Utiliser le pronom préféré par la personne.
  • L’hétérosexisme désigne les croyances et les pratiques qui font de l’hétérosexualité la seule orientation sexuelle naturelle, normale et acceptable. Selon ce système, on suppose communément que toute personne est hétérosexuelle, à moins de preuve du contraire. Ne pas supposer qu’une personne est hétérosexuelle. Lorsque c’est approprié, utiliser des exemples de vie et d’expériences concernant les conjoints et les familles de même sexe et GLBT (gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres; ou « double esprit » pour les Autochtones).
  • Éviter d’utiliser par défaut des termes génériques, par exemple « gais » ou « lesbiennes ». Utiliser plutôt « GLBT » pour désigner une vaste communauté, ou préciser lorsque cela est pertinent : lesbienne, gai, femme bisexuelle, etc.
  • Le terme « orientation sexuelle » est mieux choisi que le terme « préférence sexuelle », ou « choix de style de vie » qui suppose un certain choix volontaire, ce qui n’est pas nécessairement le cas.
  • Il y a une différence entre le sexe d’une personne et son orientation sexuelle. Le terme « genre » peut être mieux approprié que le mot « sexe ».
  • Faire attention d'utiliser les termes appropriés et respectueux, selon que les personnes appartiennent à un groupe ou pas. Le terme « gai » est acceptable pour les membres de ce groupe, mais c’est souvent mieux de faire référence aux « communautés gaies » au lieu de dire d’une personne qu’elle est « gaie », à moins qu’elle ait indiqué que c’est ainsi qu’elle s’identifie.  
  • Des termes tels que « homosexuels », « travestis » et « hermaphrodites » sont dépassés, ils font référence à la médecine et impliquent une déviation; ils sont donc à proscrire.
  • L’homophobie est la peur ou l’incompréhension de l’homosexualité et des personnes GLBT, et s’exprime souvent par des actions et des propos offensants et discriminatoires.

Pour les communications dans le milieu de travail, il est préférable d’éviter le jargon, l’argot, et les expressions idiomatiques ou familières. Les communications sont améliorées lorsqu’on prend le temps de vérifier si les gens ont correctement compris ce que l’on a dit ou demandé.

Dans le milieu de travail, il est également important d’être conscient de la façon dont les plaisanteries ou les commentaires généraux peuvent être perçus par d’autres personnes. Ce qui peut sembler drôle à une personne peut être offensant pour une autre. Au travail, certaines plaisanteries pourraient être considérées comme une forme de harcèlement ou une violation de la loi.

Le gouvernement du Canada présente plusieurs guides de référence sur le langage et la terminologie à privilégier; voici quelques-uns de ces textes (en anglais seulement) :

Haut de la page